Former, engager, transmettre, décider dans l’incertitude : ces trois derniers mois ont confirmé que le monde du travail est en pleine recomposition. Apprentissage continu, nouvelles tendances à l’horizon 2030, entreprise « éducative », arrivée de la génération Z aux postes de management et évolution des formations d’ingénieurs… les lignes bougent à tous les niveaux.
Cinq lectures pour prendre du recul et mieux comprendre ce qui change. Bonne lecture !
Former plutôt que recruter, le pari des entreprises face aux mutations du travail
Dans un monde du travail bousculé par l’IA, la transition écologique et l’évolution des attentes, cette chronique défend une idée simple : recruter ne suffira plus, il faut surtout faire grandir les compétences en interne.
Corinne Bidallier souligne l’urgence d’un apprentissage continu, plus concret et plus personnalisé que les formations classiques, souvent jugées trop ponctuelles et trop génériques. Elle rappelle que 40 % des salariés devront acquérir de nouvelles compétences dès 2026, alors même que les pénuries freinent déjà la transformation numérique.
Cartographier les compétences, combler les écarts et intégrer la formation dans le quotidien deviennent des leviers clés pour gagner en agilité et fidéliser.
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Travailler en 2030, quatre grandes transformations qui vont redessiner le travail
À quoi ressemblera le travail d’ici 2030 ? L’Apec apporte des éléments de réponse à travers une étude menée auprès de 2 000 cadres et 1 000 entreprises.
Numérique, démographique, écologique et évolution du rapport au travail : ces quatre grandes transformations vont bouleverser en profondeur les organisations. Télétravail ancré, management en mutation, montée en puissance de l’IA, vieillissement de la population active et tensions sur les compétences… les équilibres vont continuer d’évoluer rapidement.
La transition écologique va, elle aussi, s’imposer comme un impératif stratégique. Un éclairage utile pour anticiper les priorités et adapter dès aujourd’hui ses pratiques.
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Éduquer, un nouveau rôle pour l’entreprise ?
Et si l’entreprise devenait l’un des lieux où l’on apprend le plus, bien au-delà des salles de formation ?
L’article s’intéresse à ces organisations dites « apprenantes », qui misent sur l’action, la confiance, le droit à l’erreur et une vraie culture du feedback pour faire grandir leurs équipes.
On y retrouve aussi une idée forte : diriger, ce n’est plus seulement piloter des résultats, c’est créer les conditions pour apprendre ensemble et mieux faire face à la complexité.
Reste un équilibre à tenir, entre engagement, citoyenneté et performance économique. Une lecture qui bouscule les repères habituels sur le rôle de l’entreprise.
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Génération Z, la prochaine vague de managers
La génération Z commence déjà à encadrer, et l’entreprise doit s’habituer à cette nouvelle réalité.
Dans sa tribune, Colombe Mandula, psychologue clinicienne, s’intéresse à ce basculement : une génération en quête de sens, d’autonomie et d’équilibre, désormais confrontée à un rôle qui implique aussi de fixer un cadre, arbitrer et faire grandir une équipe.
Le vrai sujet n’est donc plus seulement « comment les manager », mais bien « comment leur apprendre à manager », sans trahir ce qui les caractérise.
L’autrice évoque une transformation progressive, faite d’ajustements des deux côtés, où l’entreprise devra s’assouplir et où la Gen Z gagnera aussi en maturité.
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Apprendre à naviguer dans l’incertitude, le nouveau défi des écoles d’ingénieurs
Incendies simulés, cyberattaques fictives, gestion du stress en conditions extrêmes… Les écoles d’ingénieurs bousculent leurs méthodes pour préparer leurs élèves à un monde où les repères vacillent.
Fini le temps des problèmes parfaitement posés, place aux situations complexes, ambigües, parfois sans solution évidente.
À Mines Nancy, Centrale Lille ou Mines Paris, on apprend désormais à coopérer sous pression, à accepter l’erreur, à décider avec des informations incomplètes.
Derrière ces évolutions, la conviction que l’ingénieur de demain devra autant comprendre les dynamiques humaines que maîtriser la technique.
Un virage stratégique qui interroge aussi les attentes des entreprises.
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