Tribune - La formation ne commence pas le jour où l’on découvre le formateur !

Le 19/10/2017 Par l'équipe de l'UDI
Valérie Viseur, directrice de l'UDI, revient pour nous sur la préparation de sa formation. Aujourd’hui, si l’entreprise devient apprenante, la formation ne doit pas être chronophage. C’est une des demandes les plus fréquentes des stagiaires : des formations plus courtes, plus efficaces …  Cela ne fonctionne que quand on a bien préparé sa formation en amont.

Les salariés sont aujourd’hui des ânes. Au sens figuré bien sûr, car comme l’âne de Buridan qui, affamé et assoiffé, ne savait s’il devait d’abord manger ou boire, ils sont aujourd’hui confrontés à un paradoxe :  dans un monde où les fonctions évoluent très vite, la formation devient un enjeu crucial mais les salariés ont de moins en moins de temps à y accorder.  Un paradoxe que le digital peut aider à surmonter et un enjeu capital pour les RH dans le besoin d’accompagnement de montée en compétence. 

Le digital offre une en effet une merveilleuse palette de solutions pour rendre les formations performantes mais surtout efficaces à travers différents leviers. Le premier d’entre eux est de proposer une formation pertinente, adaptée au niveau réel des collaborateurs. La phase d’avant-formation est essentielle.

L’avant-formation, une phase cruciale

Penser une formation comme ne commençant que le jour où l’on on arrive en formation est une erreur lourde de conséquences. D’abord pour le stagiaire, est-ce qu’il aura le niveau adapté ? Est-ce que la formation recouvre réellement les compétences qu’il souhaite acquérir?  Et ensuite pour le formateur, aura-t-il un niveau homogène garantissant des échanges pertinents ? En bref, la formation sera-t-elle efficace ? Or, si on parle bien d’efficacité de la formation, c’est autant pour le manager que pour le stagiaire qui a besoin de progresser dans un domaine, de créer, développer, affiner une compétence. Ce premier présupposé sur le niveau et le besoin de compétence attendus (création, consolidation, perfectionnement) est essentiel. D’abord, pour qu’un stagiaire ne perde pas son temps. Ensuite pour que la formation soit efficace avec un contenu pédagogique adapté. Il est donc nécessaire d’accompagner les stagiaires avant la formation. La formation commence donc très tôt, idéalement dès qu’un collaborateur a identifié une compétence à acquérir. Depuis son poste de travail, il peut préciser son besoin et son niveau de compétences. Le digital permet d’emblée un accompagnement personnalisé.

Une expérience de formation individualisée 

A l’UDI, nous avons mis en place il y a déjà plus de 4 ans, un outil d’auto-positionnement, « Ludic », qui permet aux stagiaires en quelques minutes de s’auto-positionner, et donc de choisir le niveau de formation adapté. Associé au profilage, l’auto-positionnement nous permet de coller au plus près des besoins de formation. Cette phase est cruciale pour la réussite de la formation et pour que les salariés aient une formation à leur mesure.  

Cette évaluation en amont permet en plus de préciser le besoin et le niveau du stagiaire de l’intégrer dans des parcours de formation et de bien doser le « blended learning » pour adapter les formations, elles deviennent plus courtes et plus fréquentes.  

Et oui le digital apporte bien des outils qui permettent aux salariés de surmonter le paradoxe d’un besoin de formation plus important et de moins de temps !