"Les 5 principes pour innover vraiment"

Le 19/10/2017 Par l'équipe de l'UDI
Dans le cadre de l’arrivée de nouvelles formations sur l’innovation, une soixantaine de personne sont venues échanger à l’UDI le 28 février dernier afin d’avoir des clés pour comprendre « Comment les innovateurs pensent et agissent...Vraiment. » Suite et fin de ce zoom sur l’innovation.

Saras Sarasvathy, une chercheuse américaine, s’est posée la question suivante : « Est-ce qu’il existe une logique d’entrepreneuriat ? ». Pour elle il existe 5 principes empiriques qui font sens et qui sont rationnels

1. « Démarrer avec ce qu’on a sous la main ». Il ne faut pas trouver un objectif et mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre cet objectif mais faire un point sur ce qu’on a et ce qu’on peut faire avec. Les ressources déterminent ce qu’on peut faire ! Nous possédons chacun trois ressources propres : Qui nous sommes, ce que l’on sait et qui nous connaissons.

2. « Une perte acceptable ». L’entrepreneur ne se lance pas dans des dépenses pour un gain hypothétique, il investit et définit ce qu’il est prêt à perdre. Il borne son investissement !

3. « Le patchwork fou ». Une dynamique dans laquelle on rejoint un projet qui existe déjà. Michel et Augustin en faisant leurs cookies avaient besoin d’un four plus grand : plutôt que de dépenser plus d’argent pour un résultat incertain ils ont emprunté le four du boulanger de leur ville. L’argent n’est qu’un moyen parmi d’autres…

4. « Limonade ». Les anglo-saxons disent « When life gives you lemons, make lemonade » (Quand la vie vous donne des citrons, faites de la limonade) C’est-à-dire tirer parti des surprises ! Un bon exemple est celui de Stacy’s qui avait ouvert son restaurant, comme il y avait beaucoup d’attente la gérante s’est mise à faire des chips pour faire patienter les clients. Ce sont finalement ses chips qui ont remporté un grand succès, si grand qu’elle a lancé sa marque de chips. Le projet du départ était un restaurant qui s’est finalement transformé…

5. « Pilote dans l’avion » rien n’est inéluctable, il ne faut pas prendre acte d’une tendance proclamée au contraire il faut la changer. Tout marché est « ubérisable ». Starbucks s’est lancé dans le café alors que les ventes étaient catastrophiques. Pourtant une approche différente, « les gens seront prêts à payer plus pour un meilleur café », a été la source de leur succès dans un marché défavorable

 On peut donc distinguer deux logiques à l’œuvre dans les innovations :

  • La causale : on fixe un but et ensuite on trouve le moyen ce qui amène à l’optimisation. C’est la logique qu’on nous apprend dès notre plus jeune âge.
  •  L’ « effectual » : que peut-on faire avec ses moyens et avec les autres ? Ce qui amène à la création.

Il existe beaucoup de méthodes, mais l’ « effectual » est une série de principes qui vient compléter les méthodes comme celle du design thinking, pertinente quand il s’agit de démarches complexes. Il faut être capable de combiner différentes méthodes et différentes approches pour innover, se servir de sa boite à outils en fonction des situations !

Et c’est bien sur comment se constituer une boîte à outils pour innover que sont centrées  les formations de l’UDI sur l’innovation, à découvrir ici.