Garantir la pertinence de 300 formations : comment l’UdI actualise son catalogue pour rester à la pointe du secteur ferroviaire

Entre l’évolution des technologies, les nouvelles réglementations et la transformation des métiers, le secteur ferroviaire est en mutation permanente. Dans ce contexte mouvant, l’UdI relève un défi de taille : maintenir à jour un catalogue de près de 300 formations qui accueillent chaque année 7 000 apprenants.


La co-construction au cœur du dispositif

À l’UdI, la co-construction est le socle de l’approche pédagogique. Chaque formation est conçue et maintenue par une équipe pluridisciplinaire organisée en trinôme.

L’ingénieur pédagogique pilote le projet de développement et garantit l’alignement entre objectifs, méthodes et contenus.
Le commanditaire (par exemple un responsable de département, de division ou d’équipe SNCF) exprime le besoin et les attentes métier.
Enfin, le référent technique ou le formateur apporte l’expertise terrain et formalise les contenus.

Cette organisation constitue le socle de son patrimoine pédagogique et répond aux exigences de la certification Qualiopi.

Les formations sont structurées en cinq familles :

Chacune se décline en sous-familles permettant de répondre à des enjeux précis pour assurer la montée en compétence des équipes de SNCF Réseau, de ses partenaires, et plus largement de l’ensemble du secteur ferroviaire.

L’enjeu d’un tel catalogue est de concevoir de nouvelles formations pour rester à la pointe, comme sur le BIM qui concerne 11 formations, mais aussi de les maintenir à jour.

Comment s’assurer que 300 formations restent pertinentes année après année ?
Nous avons fait le choix d’une double approche, entre anticipation et réactivité.


Une maintenance à deux temps

Pour garantir la qualité, nous avons mis en place deux approches complémentaires.

Une maintenance programmée

D’une part, une maintenance programmée du catalogue est effectuée annuellement, souvent en fin d’année. Ce travail de fond consiste à vérifier l’intégrité de chaque module : mise à jour des cahiers des charges, des séquencements pédagogiques et des supports.

Lors de cette revue sont traquées les obsolescences, qu’elles soient logicielles, réglementaires ou matérielles.

Une amélioration continue réactive

D’autre part, un dispositif réactif, plus souple, permet de répondre aux évolutions qui ne peuvent être anticipées.

Les formateurs, en contact direct avec les apprenants, sont souvent les premiers à signaler un décalage entre la théorie et le terrain. Cette boucle d’amélioration continue est complétée par l’analyse des retours des apprenants via des questionnaires « à chaud » (en fin de session) et « à froid » (soixante jours après la session).

Au besoin, un comité de pilotage est organisé pour identifier les axes d’amélioration, décider d’un ajustement d’une partie de la formation, voire de sa refonte complète.


Exemple : la formation « Sécurité dans les projets »

Prenons l’exemple de la formation Sécurité dans les projets.

Dispensée sept fois par an, elle couvre six domaines de sécurité, dont la sécurité d’exploitation ferroviaire, la sécurité environnementale et la cybersécurité.

Après avoir constaté des thématiques en doublon avec une autre formation, le trinôme a engagé une maintenance lourde. Les objectifs pédagogiques, le contenu et les outils sont actuellement entièrement revus pour garantir la complémentarité avec les autres programmes.

Au-delà de l’obsolescence, l’enjeu est systématiquement de rendre le contenu plus clair et assimilable, malgré la technicité de certains sujets.


Des formations à la pointe pour les professionnels du rail

Pour les 7 000 apprenants formés chaque année à l’UdI, c’est l’assurance de bénéficier de formations à la pointe du secteur, conçues pour soutenir l’excellence des professionnels du rail.