La minute du formateur

Le 13/10/2022 Par Equipe UdI
A la rencontre d'Arnaud GRUET

Bonjour Arnaud quelle est la formation ou quelles sont les formations que tu animes ?

J’interviens pour Addoc Formation sur 2 modules, « Manager les risques au cœur des projets » et sur les « Projets complexes » en sachant que la formation de niveau perfectionnement « Les risques au cœur des projets » est un point d'entrée pour les « Projets complexes ».

Depuis combien de temps formes-tu ?

Si je fais le calcul, cela fait 25 ans… 25 ans dans le domaine professionnel, mais comme je ne peux pas m’empêcher de transmettre, je suis aussi moniteur d’avion et moniteur de plongée et d’apnée.

 Quel est ton parcours ?

J'ai une formation initiale d'Architecte. Quand on est dans une entreprise comme la SNCF, quand je dis Architecture, je ne parle pas des architectures systèmes, mais de bâtiment, de briques, de bois et de béton. J’ai donc exercé la profession d’Architecte et puis à un moment donné, j'ai eu la possibilité de commencer à former des personnes et le virus a été pris. Ça fait 25 ans que je fais de la formation et aussi de l'accompagnement.  Je me rends régulièrement dans les équipes projets pour les aider sur des problématiques particulières lorsque c'est nécessaire. Le métier d’architecte a un rapport avec les ouvrages d'art. Même si je ne suis jamais intervenu dans le domaine des ouvrages d'art c'est quelque chose qui m'est connu. Le calcul de structure, la résistance des matériaux font partie de mes bagages de base.

Qu’apprécies-tu en tant que formateur à l’UdI ?

Le cadre de travail ainsi que les équipes de l’UdI font tout pour que les formations apportent le maximum aux apprenants. C’est très agréable et très productif.

Qu’est-ce qui te semble important dans l’animation de tes formations ? Y a-t-il des points de vigilance ? 

Ce qui est important, c'est avant tout que cette formation apporte quelque chose aux apprenants, c'est-à-dire qu'elle réponde à leurs besoins quotidiens et de terrain. Et puis dans la forme, on peut d'autant mieux apprendre quand on le fait dans la joie et la bonne humeur. Donc être capable d'être sur des formats très interactifs et joyeux, avec des discussions et des échanges qui amènent directement du contenu. C'est un peu notre façon de voir les choses chez ADDOC. Une formation qui n'est pas participative, qui n'est pas active, qui ne fait pas « faire » aux participants n’a pas de sens. On ne fait pas de l'enseignement, on fait de la formation professionnelle. 

Les points de vigilance concernent les personnes en surcharge de travail qui lorsque l'on est sur des formations à distance auront par exemple leur écran éteint. On essaie dans ce cas de négocier dès que possible pour que les apprenants soient présents avec caméra allumée, sinon on a des personnes qui passent à côté de leur formation parce qu’elles font autre chose en parallèle.

Une astuce pour maintenir l'attention de tes stagiaires et favoriser l’apprentissage ? 

Notre leitmotiv est un des grands principes pédagogiques : ne pas dire - faire dire, ne pas faire - faire faire, donc là de toute façon oui, c'est la meilleure façon d'emmener directement des apprenants vers une acquisition qui va leur servir à quelque chose.

Quel est ton meilleur souvenir en formation ? 

Mes meilleurs souvenirs, c'est lorsqu'on intervient depuis plusieurs années dans certaines entreprises (c'est le cas avec l'UdI et la SNCF) et de retrouver des personnes 2 ans ou 3 ans plus tard qui nous disent « J'ai toujours les photos des travaux qu'on avait faits ensemble, je les ai sorties il y a 6 mois parce que j'avais besoin de retrouver quelque chose. ». Ces retours d'expérience, c'est la preuve que nous avons apporté quelque chose qui donne du mieux-être dans le travail, c'est pas mal !

Ton référent formation : Maître Yoda pour l’auto-apprentissage ou Robin Williams dans le Cercle des poètes disparus pour l’émulation collective ? 

Nous ne sommes pas dans l'auto-formation ou l’auto-apprentissage ! La difficulté, mais aussi une opportunité des humains, c'est qu'ils peuvent apporter aux autres des choses qu'ils ne peuvent pas s’apporter à eux-mêmes. On serait plutôt du côté de Robin Williams à la fois avec le sens apporté au travail et puis à la fois avec la méthodologie, les techniques, les outils qui permettent aux apprenants de travailler de façon plus efficace, et aujourd’hui de façon plus efficiente dans leur quotidien. C’est un beau métier.